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Voir la version complète : Ah... les retraites


Ed
21/05/2003, 18h56
Petit calcul qu'on ne peut faire que l'été sur la plage :

Vous partez d'un salaire brut de base de 1 500 euros pendant 12 mois. (il faut bien prendre des bases de travail et 1 500 euros bruts est le salaire moyen des français hors fonction publique.)

Hors cotisation complémentaire volontaire, au rythme des cotisations obligatoires, un fonctionnaire aura cotisé pour 53 000 € pendant sa carrière tandis qu'un employé du privé aura contribué pour 80 000 € soit 52% de plus que son collègue du public. Que voulez vous, l'Etat cotise un minimum. Pour ce qui vous concerne, c'est facile : c'est proportionnel au revenu.

Avec cette cotisation, un salarié du privé percevra 700 € par mois (base 25 meilleures années) tandis qu'un fonctionnaire de l'Etat percevra 1 100 € net par mois, soit 60% de plus que son collègue du privé (base 6 derniers mois de salaire). Quand on vous dit d'épargner pour votre retraite, ce n'est pas du bidon...

Je résume :

Le privé actif paie 50% de plus que le fonctionnaire actif tandis que le fonctionnaire en retraite touche 60% de plus que le retraité privé. Pigé ?

Mieux encore.

Sur la base d'une espérance de vie de 75 ans , ce qui est faible surtout pour les femmes, le retraité du public partant en retraite plus tôt touchera sa retraite pendant 17,5 ans tandis que celui du privé ne la percevra que pendant 12,5 ans !

En bref, ce fonctionnaire à 1 500 € brut par mois coûtera à l'Etat 240 000 € (un peu plus d'un million et demi) tandis que le retraité du privé coûtera à sa caisse 107 000 €.

Ainsi, lorsqu'il partira en retraite, le fonctionnaire aura contribué pour 22% de la somme qu'il coûtera comme retraité, sans parler les avantages fiscaux dont il aura bénéficié toute sa carrière au titre du PREFON qui permet de déduire fiscalement son épargne retraite volontaire, ce qu'un salarié du privé n'a pas le droit de faire au nom de la sacro sainte règle de la répartition (ceux qui travaillent paient aujourd'hui pour les retraités d'aujourd'hui).

Et à part ça ? On nous prépare une rentrée chaude sous couvert de "justice sociale " sur l'air connu de " touches pas à mes avantages acquis ".