Ed
08/04/2006, 15h04
http://www.lesatirique.info/forum/attachment.php?attachmentid=1480&stc=1&d=1144504154
Le cave se rebiffe
Réalisé par Gilles Grangier
Avec Jean Gabin, Bernard Blier, Martine Carol
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1961
Dialogues : Michel Audiard
Synopsis : Pour Charles, Lucas et Eric monter une affaire de fausse monnaie avec le "Dabe", c'est encore mieux que de s'associer avec la Banque de France. Tout est en place quand "le Dabe" apprend avec surprise que le graveur est un "cave".
_____________________________________________
Je viens de me matter le film, et je me suis vraiment régalé. C'est un film de qualité en tous points, qui annonce en quelques sortes les polars à la française des années 60-70. Le talent des acteurs tels que Bernard Blier et Jean Gabin ne sont plus à démontrer, et les dialogues d'Audiard sont sans surprise truculents et savoureux.
En voici quelques exemples :
- Suppose qu'on ait le graveur, le papier et un acheteur, ça rapporterait combien, net, à chacun ?
- 20 ans de placard. Les bénéfices, ça se divise. La réclusion, ça s'additionne.
- Y ressemble à quoi ?
- Un grand, plutôt beau gose, l'air con.
- Les grands cons, ça court les rues...
- Ouais mais celui-là, c'est un gabarit exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon.
Gabin se fait servir un café par son hôte qui lui dit :
- Comment tu le trouves celui là ?
- Bon ben parlons d'autres choses on se facherait !
Blier :
- Parce que j'aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Eric, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons... Et encore, les rois, ils arrivent à l'heure...Parce que j'en ai connu, moi, mon cher Maître, des Rois... Et pis pas des p'tits... Des Hanovre... Des Hohenzollern... Rien qu'du bifton garanti croisade... Mais vous m'voyez-là, maintenant, mais moi, j'ai pas toujours tenu un clandé !... Vous avez pas connu la Rue du Chabanais... Soixante chambres !... Et y z'ont filé tout ça aux P'tites Soeurs des Pauvres !... Quand j'y pense, tiens... Alors, c'est pour vous dire que votre ami Éric, ses grands airs, y peut s'les cloquer dans l'baba !...
- Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses
J.Gabin
- Entre nous, Dabe, une supposition... Hein, je dis bien une supposition, que j'ai un graveur, du papier, et que j'imprime pour un million de biftons. En admettant, toujours une supposition, qu'on soit cinq sur l'affaire, ça rapporterait, net, combien à chacun ?
- Vingt ans de placard. Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s’additionne.
B.Blier/J.Gabin
- Dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est faciliter la réussite des médiocres.
Le cave se rebiffe
Réalisé par Gilles Grangier
Avec Jean Gabin, Bernard Blier, Martine Carol
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1961
Dialogues : Michel Audiard
Synopsis : Pour Charles, Lucas et Eric monter une affaire de fausse monnaie avec le "Dabe", c'est encore mieux que de s'associer avec la Banque de France. Tout est en place quand "le Dabe" apprend avec surprise que le graveur est un "cave".
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Je viens de me matter le film, et je me suis vraiment régalé. C'est un film de qualité en tous points, qui annonce en quelques sortes les polars à la française des années 60-70. Le talent des acteurs tels que Bernard Blier et Jean Gabin ne sont plus à démontrer, et les dialogues d'Audiard sont sans surprise truculents et savoureux.
En voici quelques exemples :
- Suppose qu'on ait le graveur, le papier et un acheteur, ça rapporterait combien, net, à chacun ?
- 20 ans de placard. Les bénéfices, ça se divise. La réclusion, ça s'additionne.
- Y ressemble à quoi ?
- Un grand, plutôt beau gose, l'air con.
- Les grands cons, ça court les rues...
- Ouais mais celui-là, c'est un gabarit exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon.
Gabin se fait servir un café par son hôte qui lui dit :
- Comment tu le trouves celui là ?
- Bon ben parlons d'autres choses on se facherait !
Blier :
- Parce que j'aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Eric, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons... Et encore, les rois, ils arrivent à l'heure...Parce que j'en ai connu, moi, mon cher Maître, des Rois... Et pis pas des p'tits... Des Hanovre... Des Hohenzollern... Rien qu'du bifton garanti croisade... Mais vous m'voyez-là, maintenant, mais moi, j'ai pas toujours tenu un clandé !... Vous avez pas connu la Rue du Chabanais... Soixante chambres !... Et y z'ont filé tout ça aux P'tites Soeurs des Pauvres !... Quand j'y pense, tiens... Alors, c'est pour vous dire que votre ami Éric, ses grands airs, y peut s'les cloquer dans l'baba !...
- Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses
J.Gabin
- Entre nous, Dabe, une supposition... Hein, je dis bien une supposition, que j'ai un graveur, du papier, et que j'imprime pour un million de biftons. En admettant, toujours une supposition, qu'on soit cinq sur l'affaire, ça rapporterait, net, combien à chacun ?
- Vingt ans de placard. Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s’additionne.
B.Blier/J.Gabin
- Dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est faciliter la réussite des médiocres.