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tontonio
09/10/2006, 15h01
Roger ZELAZNY - Le Cycle des Princes d'Ambre



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Quatrième de couverture du premier tome :

Un amnésique s'échappe d'un hôpital psychiatrique après avoir découvert le nom de la personne qui l'a fait interner : Flora, sa propre sueur. Celle-ci lui révèle qu'il se nomme Corwin, et qu'il est l'un des neuf frères qui se disputent le pouvoir au royaume d'Ambre, le seul monde réel dont tous les autres sont des reflets, des ombres; que les princes d'Ambre ont la faculté de parcourir ces univers parallèles par la puissance de leur seule volonté.
Recouvrant peu à peu la mémoire, Corwin entame un périlleux voyage en direction d'Ambre, glissant d'ombre en ombre dans le but de disputer au prestigieux Éric, le plus brillant des princes, le trône du royaume.



Attention, monument de la fantasy !

Cette décalogie relate les aventures de deux membres de la famille royale d'Ambre : celles de Corwin, l'un des neufs fils du roi Oberon, et celles de son propre fils, Merlin. A chacun d'eux est consacré cinq tomes. Leurs constructions sont assez similaire, avec une montée en puissance des intrigues et des évènements conduisant à un dénouement final dantesque. Ce parralélisme retire d'ailleurs un peu de sa saveur à la deuxième partie.

Nous commençons donc sur Terre, dans un hopital psychaitrique, où vient de se réveiller un patient. Pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit du prince Corwin, l'un des neufs princes d'Ambre. Ambre est un royaume médiéval, le seul véritablement réel, tous les autres n'en étant que es reflets, Terre y comprise. Ces reflets d'Ambre se nomment les Ombres, et les princes d'Ambre possèdent la faculté de s'y déplacer par la seule volonté de l'esprit.
Cette faculté leur est conférée par le pouvoir de la Marelle, sorte de labyrinthe magique dont la traversée procure aux membres de la famille royale plusieurs faculté, dont celle de voyager parmi les Ombres.
Autre caractéristiques des princes d'Ambre : leur longévité. Ils ont en effet plusieurs siècles (à l'échelle temporelle de la Terre) d'expérience derrière eux, ce qui les a amené à rencontrer différents personnages historiques au cours des temps.
Enfin, ils ont la capacité à communiquer entre eux via des cartes de tarot appelés 'les Atouts', et sur lesquels chacun d'entre eux est représenté. En se concentrant sur une carte, ils peuvent ainsi établir un contact, se parler, voir même se rejoindre.

Tout irait pour le mieux si leur père, le roi Oberon, n'avait disparu depuis quelques temps, laissant vacant le trone et ouverte la question de la succession. Celle-i déchaine les passions et amène les princes (et princesses) d'Ambre a se livrer des luttes fraticides pour s'emparer du pouvoir.
Vu les capacités de ces êtres, vous imaginez quelles proportions ces lutes peuvent atteindre.

Voilà donc pour le cadre de l'histoire.
L'intérêt du premier tome tient à son côté didactique : on découvre avec le prince Corwin - qui est alors amnésique - cet univers et ces étranges propriétés. On découvre également rapidement les rivalités qui enveniment les relations entre frères et soeurs.
Les cinq premiers tomes sont centrés sur le personnage de Corwin. Je trouve que se sont les meilleurs du cycle. Outre le fait que tout y est nouveau, j'apprécie nettement plus ce personnage à celui de Merlin - on fils - qui occupe les cinq tomes suivants. L'humour et l'imaginaire sont certes autant présents dans l'un que dans l'autre, mais les capacités magiques du second sont trop importantes à mon goût. Je trouve également l'intrigue du premier nettement plus intéressante que celle(s) du second, où l'on finit par ne plus trop savoir quoi penser des protagonistes, tant leurs attitudes sont réversibles et ambigues.

Cela dit, je conseille fortment la lecture complète du cycle, car l'univers peint par Roger Zelazny est d'une richesse rare.


Un prélude à la décalogie des princes dAmbre a été écrit récemment en trois tomes par John Betancourt. Il relate la naissance d'Ambre. Je ne l'ai pas lu, mais pour ce que j'en ai entendu, il soutient la comparaison avec le cycle originale.

DenADorn
15/01/2007, 20h05
Je suis d'accord avec ce que dit tontonio sur la première partie du cycle, c'est-à-dire les 5 premiers tomes. L'intrigue est intéressante ; on apprécie le héro principal. Il y a des rebondissements, on en apprends toujours un peu plus, l'histoire est nivelée. Le concept d'Ambre et des Ombres est sympa.
Par contre, j'ai trouvé la deuxième partie plutôt à chier.
Petit résumé express :
- Tome 6 et 7, on ne comprend rien à l'intrigue. Nous avons le point de vue du héro qui ne comprend rien. Il y a des tonnes d'intrigues qui s'enchaînent, et on n'arrive pas à déméler quoi que ce soit.
- Tome 8, on se dit qu'on a bien fait de persévérer. Le héro a l'air de se reprendre, de comprendre plus, et d'agir en conséquence.
- Tome 9, le héro doit malheureusement passer une épreuve qui dure presque tout le tome. On s'ennuie un peu, mais le tome précédent avait redonné espoir.
- Tome 10, on a toujours l'espoir de voir l'histoire s'améliorer. Manque de chance, c'était sans compter sur l'inspiration défaillante de l'auteur. Juste pour le plaisir, je vous raconte les dernières pages à la "tontonio style".
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Le héro se dit qu'il faudrait peut-être qu'il se bouge enfin après avoir passer 5 tomes à ne rien faire que subir ce qui l'entoure. Et puis il se sent fort avec une bague +10 en magie et une machine +10 en chance. Alors il décide d'affronter ses adversaires (qui n'étaient pas ses adversaires 30 secondes auparavant). Les adversaires sont des sorciers => gros combat de sorcelerie où il ne se passe rien. (Ils enchaînent une vingtaine de sorts en 10 mots, alors qu'à d'autres moments du cycle l'auteur nous prenait la tête à nous raconter des voyages inintéressants sur plusieurs pages.) Ils épuisent leurs sorts, et ça finit à qui a la plus grosse. Évidemment, c'est le héro avec sa bague +10 en magie qui a la plus grosse, il torche les deux adversaires. Et là, gros retournement de situation, une des deux entités les plus puissantes de l'univers connu arrive et dit au héro d'arrêter sinon il l'écrabouille. Mais c'était sans compter sur la machine +10 en chance. Alors la grosse entité part, et le héro gagne.
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Fin du livre et fin du cycle. Les problèmes qui ont été soulevé tout au long de l'histoire n'ont absolument pas été résolu.
On a vraiment l'impression que l'auteur avait une super histoire en tête, mais qu'il ne savait pas comment la mettre en place, ce qui fait qu'il y a des Deus Ex Machina toutes les 10 pages. Bref, la seconde partie du cycle est à jeter.

Si je n'avais pas lu la première partie du cycle, je ne sais pas si j'aurais fini la deuxième partie. Un écrivain avec une qualité de travail très inégale.