Voir la version complète : [Election présidentielle 2007] Parlons politique
tontonio
16/10/2006, 20h16
Voilà un sujet qui va plaire à Ced, même s'il ne va pas avoir le temps d'y participer ^^
Avec l'échéance électorale des présidentielles qui se profile à l'horizon, je pense qu'il serait intéressant de faire un petit tour des avis des forumeurs sur nos chers politiciens, et les présidentiables en particulier.
Sujet un peu vague qui peut conduire à bien des dérives, alors je compte sur notre bon sens pour ne pas (trop) partir en live, et surtout pour respecter les avis des uns et des autres.
Pour commencer donc, je vous livre quelques remarques que je me fais sur nos chères têtes politiciennes. Pas d'ordre de préférence dans la liste.
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Segolène Royal : on en entend beaucoup parler dans les médias mais on ne l'entend pas beaucoup elle-même. J'aime bien l'idée d'une femme président, ça apporterait un vent de changement, au moins dans le symbole. Côté programme... ben je le connais pas trop. Je crois qu'elle a des positions marquées sur l'autorité parentale et la sécurité, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je trouve en revanche qu'elle manque de carrure internationale.
Nicolas Sarkozy : on en entend encore plus parler... c'est l'overdose depuis déjà quelques mois. Si j'apprécie son langage qui sort des sentiers bien pensant du 'politiquement correct', je me demande tout de même s'il ne s'agit pas là d'un jeu feinté pour amadouer l'électeur. Mais à ce niveau de pouvoir et de médiatisation, comment discerner le véridique du simulacre ? Pour moi il se positionne clairement sur la sécurité, quitte à déranger en évoquant l'immigration. Il pose le problème, certes, mais je ne pense pas qu'il ait exploré toutes les solutions. L'exclusion ne doit pas être exclusive (si je puis me permettre). Un début d'envergre internationale, mais pas forcément sous le meilleur des angles (cf crise des banlieues l'an dernier)
François Bayrou : pour moi ce type c'est le Mr Propre de la politique. ce qui lui vaut d'emblée ma sympathie. J'aime également qu'il défende ses propres convictions, quitte à se démarquer du gouvernement. J'ai l'impression, peut-être naïve au demeurant, qu'il fait primer les intérêts de la nation sur les calculs politiques plus court-termistes. Je lirai avec attention son programme.
Les présidentiables du PS : argl, Vade Retro Satanas ! Que des vieux de la vieille ayant chacun retourné leur veste plusieurs fois. J'ai envie de voir des nouvelles têtes, ou au moins des têtes plus jeunes. On peut garder à la rigueur DSK, que je "soupçonne" d'être particulièrement intelligent, mais hors de question de voter pour Jack Lang ou pire encore, Laurent Fabius. Ce type à l'art de me transformer en pile électrique surchauffée. C'est pour moi l'image même du politicien arriviste qui est prêt à changer de conviction ou de position selon que cela lui soit profitable ou non.
Dominique de Villepin : après le coup du CPE, ça va être difficile de rallier les foules. Pourtant j'étais plutôt en faveur du CPE (mais aménagé). Mais sa façon de gérer l'évènement me laisse particulièrement sceptique. Je ne lui connait pas de programme, ce qui est logique puisqu'il ne s'est pas déclaré dans la course ^^. Le gros avantage que je lui concède, c'est sa carrure internationale, son habitude du monde diplomatique et son habileté dans le domaine qui sont des atouts considérables dans notre environnement actuel.
Les Verts : un vote qui peut être intéressant au premier tour. Purement symbolique, pour rappeler que les questions environnementales méritent une place plus importante dans les débats. De toute façon, si on ne fait rien, elles acquereront 'naturellement' cette importance (sans mauvais jeu de mot).
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Je ne balaye pas tous les partis ni toutes les idées. Je ne les connais pas suffisamment (parfois volontairement) pas pour porter un jugement ou m'y intéresser.
Sujet un peu vague qui peut conduire à bien des dérives, alors je compte sur notre bon sens pour ne pas (trop) partir en live, et surtout pour respecter les avis des uns et des autres.
Rhoo, c'est pas notre genre...
Sujet on ne peut plus intéressant.
J'ai bien l'intention de mettre ma pierre à l'édifice en participant et en réagissant.
Etant à 6 mois de la deadline, on a largement le temps d'alimenter des débats copieux sur nombre de sujets de société.
Comme ça à froid à 20h10, je ne me sens pas de me lancer dans de prolixes commentaires, mais je ne manquerai pas de me prêter à l'exercice. Je dois d'ailleurs avoir dans mes e-mails quelques discours de campagne.
Merci d'avoir lancé le sujet :cool2:
Salut les Jeunes
ET CHIRAC, ne croyez vous pas qu'il va se représenter ?
SEGOLENE : a quelques chances si elle est retenue par les Socialistes et si comme VGE à une autre époque, elle laisse venir et ne s'exprime pas trop car elle attendue à droite et à gauche.
SARKOSO : Efficace et sur mais finalement manque de chaleur.
BAYROU : aime son pays, homme de conviction. Mais face aux poids lourds....dommages car son intégrité affichée serait la bienvenue.
FABIUS : son sang est contaminé.
de VILLEPIN : ce n'est pas le meilleur cavalier de CHIRAC, mais son autre fusible a décidé de rester à Bordeau.
CHIRAC : Il repasse si il se représente avec un doute si la belle Segolène de ne doit pas trop de conneries lors des débats
LE PEN : Les Français ont peur et c'est son atout majeur. Son electorat est de gauche comme de droite. Serait il présent une seconde fois au deuxième tour ?
tontonio
19/10/2006, 08h01
Coïncidence, "20 Minutes" fait aujourd'hui sa 'une' sur la possible candidature de Jacques Chirac sous le titre "Et un, et deux... et trois mandats ?". en synthèse, ni l'âge de Jacques Chirac, ni son accident vasculaire en septembre 2005 ne constituent des freins valables à sa candidature. La tenue d'évènements internationaux à Paris l'an prochain (conférence pour la paix en Irak, sur l'environnement mondial...) et les mesures de fins d'année (chèque transport, prime pour l'emploi...) constituent à leur façon un socle de début de campagne. Si le Président se présentait effectivement, cela ne se ferait qu'après la désignation du candidat officile de l'UMP. Et la conséquence pourrait bien être l'explosion du parti.
A suivre donc.
CHIRAC : je ne le vois pas vraiment se représenter. La présidence était l'objectif de toute sa carrière, après 2 mandats, il me semble que le lion est repu et qu'il a fait son temps. Rassembler les foules sur certains sujet sont des choses qui lui ont déjà échappé. Qui était convaincu pas le traité de la constitution européenne ? Chirac. Qui était également convaincu par le CPE ? Aussi Chirac.
En revanche, je trouve que Chirac a un certain charisme, une qualité de contact et une certaine prestance, notamment auprès des dirigeants étrangers. Ce qui m'amène à :
Segolène Royal : probablement la plus sexy des "hommes" politiques, mais il n'en reste pas moins qu'à mes yeux, elle manque cruellement de charisme et ne ferait pas le poids pour gérer les situations de crise et représenter le pays à l'étranger. Pour devenir président, il faut être un tueur. Ce n'est pas son cas. Le fait qu'elle soit une femme fait pas mal couler d'encre, mais sincèrement, si le sexe est un argument pour faire pencher la balance, je ne sais pas ce qu'on fait à parler politique ici. Si son meilleur atout est celui d'être une femme, elle ne mérite pas d'arriver ne serait-ce qu'au 2e tour. Autant voter pour son idole, pourquoi pas Johnny ou Laetitia Casta. En revanche d'expérience, il se trouve que parmi les chefs que j'ai eus, les plus efficaces ont été des femmes. En serait-il de même pour gouverner un pays ?
Royal n'est pas méchante, mais n'a pas inventé la poudre. Dans ces conditions, je ne suis pas prêt à confier mon destin entre ses mains. Mais ça n'engage que moi. Ses interventions sont surtout basées sur des critiques plutôt que sur des solutions concrètes. Ecraser ses concurrents est une possibilité pour arriver à ses fins, mais ça ne peut pas suffire. Pleine d'idées donc, mais malheureusement pas pleine de solutions. Et puis pour finir, quand je la vois parler, franchement, je ne la trouve pas à l'aise. Elle me fait de la peine. Elle me donne l'impression d'un pantin à qui on souffle le texte. Quand en plus le texte n'est pas transcendant… Et je ne crois pas à l'euphorie des sondages la concernant, bien qu'elle fera probablement une sortie de mêlée honorable au premier tour.
VILLEPIN : pas un mauvais cheval, il a des convictions, et pas des mauvaises idées, mais il est insuffisemment un homme de terrain, et ça lui fait défaut. De toute façon, il s'est grillé avec le CPE. J'ai peur que ce soit perdu d'avance pour lui dans l'immédiat à cause de ça. Ce qui est dommage parce qu'il évolue dans un milieu qui lui va bien, qu'il connaît bien, et le contact international lui conviendrait bien. La diplomacie politique, malgré l'echec du CPE, est une de ses forces. Il parle très bien anglais, mais avec l'accent d'un vache franco-espagnole (il a vécu en Amérique du Sud bon nombre d'années il me semble).
LE PEN : emprunt de convictions, ce qui est une qualité chez un homme politique. Dommage que ses idées soient excessives et frisent l'utopie. Nous ne sommes plus au Moyen Âge où la mondialisation était quasi inexistante et les mélanges des peuples épisodiques. Trop âgé pour gouverner, il a perdu de l'énergie. En revanche, compte tenu des craintes et de la morosité des Français, il pourrait bien faire un score honorable au premier tour.
SARKOZY : pragmatique, efficace, plein d'énergie. Idem pour son discours. Charisme honorable, plus tourné vers l'étranger que S. Royal, mais moins que Chirac. Mais certaines de ses idées sont parfois excessives, un peu trop manichéennes, et il ne convainc pas assez l'ensemble des foules.
Qui n'a pas entendu une fois autour de lui "je me suis fait flasher, je ne voterai pas Sarkozy", idem pour les PV ? Mesquines réflexions que celles-là mais il faut prendre en compte leurs auteurs, car ce sont aussi eux qui votent.
BAYROU : plein de conviction, pragmatique, mais a du mal à fédérer. Pas suffisamment convainquant.
FABIUS : son sang est effectivement contaminé mais fin stratège que cet homme. Je pense une intelligence au dessus de la moyenne des hommes politiques. On ne peut plus opportuniste, c'est une vraie p..e :-D J'ai un brin d'admiration pour son côté stratège, mais difficile de confier son sort à un homme aussi imprévisible qu'opportuniste (arriviste avait dit Antoine), manipulateur, typiquement capable de dire "faites ce que je dis, pendant que je fais ce que je pense". Pas vraiment plein de convictions, surtout prêt à défendre l'idée qui le fera arriver à ses fins.
STRAUSS KAHN : une des grosses têtes de la classe politique d'aujourd'hui. J'avoue que je le trouve assez bon et que je ne me souviens pas l'avoir entendu dire d'erreurs plus grosses que son buffet. Il est assez sympathique, avenant, habile, le contact facile, tout comme le flux de ses pensées.
JOSPIN : qu'il ne revienne pas, il se ridiculiserait plus qu'il ne l'est. Bon bougre, mais pas bon président.
Les Verts : supportent une cause louable, qui prend de plus en plus d'importance, pour un nombre croissant de personnes. Mais on peut difficilement diriger un pays en n'ayant que ça à l'esprit.
Ségo-Sarko... on est bien barrés...
Il reste encore quelques mois heureusement pour qu'on découvre qui est Ségo...
Il suffit de demander : voici un site intéressant sur "Marie-Ségolène", puisque Ségolène n'est pas son vrai prénom.
http://segostop.com (http://segostop.com/)
A voir : la rubrique "ceux qui se soignent" :-D
Intéressant aussi la rubrique assemblée nationale (assez effarante) :
Interventions dans l'hémicycle Le 28 septembre dernier, l'hebdomadaire l' Express livrait le classement des 577 députés selon leur nombre d'interventions en séance (de janvier 2004 au 13 mai 2006). (lien : http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/assembleenat/dossier.asp?ida=451849 (http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/assembleenat/dossier.asp?ida=451849)).
Qu'en est il alors du nombre d'interventions de Ségolène ROYAL ?
Ce n'est pas brillant… loin de là…Ségolène ROYAL est en effet intervenue 8 fois…
En nombre d'interventions, sur 577 députés, elle se classe donc au 469ème rang… Et au sein du groupe socialiste, composé de 142 députés, elle est la 120ème…. Attention bonnet d'âne !!!
Une SCI (société civile immobilière) au capital de 900.000 euros quand on cherche à "effrayer les capitalistes", ça se fait ?
http://www.societe.com/societe/societe-civile-la-sapiniere-377552955r.html
DenADorn
21/11/2006, 18h58
Qu'est ce que vous pensez de Michelle Alliot-Marie ?
Vous vous souvenez comment est né tout ce foin à propos du fait qu'une femme aux élections pour la présidence de la république était exceptionnel ?
tontonio
21/11/2006, 19h58
MAM pose en tout cas ses diférences avec Sarkozy et se réserve pour l'instant quant à sa candidature ou pas.
Ca pourrait être une bonne chose un débat interne à l'UMP, plutôt que de suivre comme des moutons le choix sarko par défaut, ça pimenterai un peu les choses et permettrait de confronter les points de vue.
MAM pose en tout cas ses diférences avec Sarkozy et se réserve pour l'instant quant à sa candidature ou pas.
Ca pourrait être une bonne chose un débat interne à l'UMP, plutôt que de suivre comme des moutons le choix sarko par défaut, ça pimenterai un peu les choses et permettrait de confronter les points de vue.
+1 :rolleyes:
Royal se dit « complexe comme la France»
Myriam Lévy - Le figaro
Publié le 18 décembre 2006
La candidate socialiste a expliqué, samedi devant ses troupes, comment elle conçoit sa « campagne participative ».
UNE HEURE et demie de débat pour ne rien annoncer : c'est la prouesse réalisée hier par Ségolène Royal. Invitée de l'émission «Ripostes», sur France 5, elle a répondu à Serge Moati qui, en introduction, la qualifiait de « princesse des ambiguïtés », que c'était parce qu'elle était « à l'image de la France, qui est un pays complexe ». Elle s'est posée en défenseur de « ceux qui n'arrivent pas à se faire entendre » et aussi en candidate de la morale, qui « est une très bonne chose, car les sociétés sans morale sont celles où règne la loi du plus fort ».
Sur le plan de sa politique économique, Royal a répété ses trois priorités : lancer un vaste plan d'investissement dans l'innovation et la recherche, investir massivement dans la qualification des salariés, revaloriser la valeur travail en transformant le RMI en « revenu de solidarité active ». Confrontée à la présidente du Medef Laurence Parisot, elle a accusé les entreprises de ne pas avoir créé d'emplois en contrepartie des exonérations de charges qu'elles ont obtenues. Elle s'est plainte de « l'archaïsme » du dialogue social, qui en est resté, dit-elle, « au Moyen-Âge », qualifiant en revanche les 35 heures de « formidable progrès social ». L'échelle de revenus « de 1 à 400, c'est une incitation à la violence », a-t-elle affirmé.
Lire tout l'article (http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20061218.FIG000000333_royal_se_dit_complexe_comme_ la_france.html)
En faisant abstraction des commentaires du journaliste, qui peuvent être discutables selon le point de vue de chacun, je dois dire qu'en ne lisant ne serait-ce que les propos de Ségolène Royal, je trouve ça assez creux. Ce sont de belles paroles lancées en l'air, sans savoir clairment comment on fera une fois les mains dans le camboui. Quand je vois "investir massivement" dans l'innovation, la recherche, et la qualification, j'ai envie de dire, c'est bien, mais avec quel argent ? On le trouve où le pognon ? Les finances de l'Etat ne sont déjà pas bien florissantes, avant de se poser la question d'investir, on cherche déjà à savoir si on en a les moyens. Je vais peut-être vous parraître matérialiste et trop pragmatique, mais je suis assez navré de voir comment sont gérées les finances de l'Etat.
Quant aux grands rassemblements de notre ami Hollande, à part faire parler de soi en "créant l'effet de masse", il serait temps de passer à l'action et d'avoir des propositions qui soient à la fois concrètes et viables, et non pas des grandes utopies de brèves de comptoir comme on en entend trop souvent.
Quant à l' "accumulation des lois dont la justice est fatiguée" dont parle Royal, c'est aussi elle qui voulait en faire passer une pour faire interdire les strings au collège il n'y a pas si longtemps. N'a t-on pas d'autres chats à fouetter ? Une des qualités d'un politique, c'est d'avoir le sens des priorités. Je suis content en revanche de voir qu'elle a conscience qu'en France on pond des lois à gogo comme ça n'est jamais arrivé par le passé, et que tout se fait par phénomène de strates, sans refonte en profondeur de ce qui n'a plus lieu d'être, ou qui n'est plus adapté*. Notons par exemple que le code du travail est passé de 823 pages en 1962 à 2632 pages en 2005 ! On peut reprocher à la candidate socialiste la fréquence de changement des sujets qui la mobilisent, mais on ne peut pas lui reprocher son implication et sa ténacité à vouloir faire passer des idées. Espérons que ces propos ne soient pas la résultance d'un saut d'humeur passager de Ségo.
D'une manière générale, sur le fond, j'ai aussi l'impression qu'elle chasse sur les terres de Sarkozy, en faisant de la revalorisation du travail, de l'amélioration du pouvoir d'achat, et de la formation, son cheval de bataille. Mais cette fois-ci, c'est la version socialiste.
* : Savez-vous que "le transport sur tricycles porteurs à pédales est interdit aux femmes de moins de 18 ans" et que "le paiement du salaire ne peut être effectué un jour où le salarié a droit au repos, et ne peut avoir lieu dans les débits de boisson" ? Nous voilà rassurés...
On sait depuis ce matin que Nicolas Hulot ne sera pas candidat à l'élection présidentielle :
Hulot ne sera pas candidat
Le Figaro (Avec AP et AFP).
Publié le 22 janvier 2007
Mettant un terme à un suspense entretenu pendant plus de deux mois, l'animateur de télévision et militant écologiste a annoncé lundi qu’il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle de 2007.
Nicolas Hulot aura pesé le pour et le contre jusqu'au dernier moment. Après plusieurs mois de réflexion, l’animateur renonce à entrer en lice dans la course à la présidentielle de 2007.
« J'ai choisi de faire confiance à la parole et à l'engagement des candidats », a t-il expliqué pour justifier sa décision. Nicolas Hulot a ajouté qu'il s'agissait d'une « question d'honnêteté vis-à-vis militants écologistes ». « Un échec de ma part leur serait préjudiciable ainsi qu'à la cause elle-même », a-t-il dit.
...
Lire la suite (http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070122.WWW000000768_hulot_ne_sera_pas_candidat_e n_.html)
Pour ceux qui se sentent concernés vous pouvez en 5 minutes :
- Consulter les 10 objectifs du pacte écologique (http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/pages/05_objectifs_changement/05_00_objectifs_changement.php?provenance=)
- Signer le pacte écologique (http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/pages/01_je_signe/01_00_jesigne.php?provenance=) (500.000 personnes l'ont signé à ce jour)
A l'image du débat télévisé sur l'Europe en avril 2005, où Chirac avait avoué "ne pas comprendre" ses interlocuteurs, il se tient ce soir un débat dont l'animation est principalement basée sur l'intervention de l'auditoire.
Nicolas Sarkozy, premier invité des grands débats télévisés
JUDITH WAINTRAUB.
Le Figaro - le 05 février 2007
Le candidat sera ce soir le premier invité de « J'ai une question à vous poser », la nouvelle émission politique de TF1.
CE N'EST PAS la fosse aux lions, mais ça y ressemble. Un panel de cent téléspectateurs représentatifs de la population française, équipés chacun d'un micro et, face à eux, le candidat ou la candidate.
En l'occurrence ce soir, Nicolas Sarkozy. Il sera à 20 h 50 le premier invité de la nouvelle émission politique de TF1, « J'ai une question à vous poser ». Sollicitée, Ségolène Royal a décliné le privilège d'inaugurer la formule. Le suspense a même plané sur sa participation à une date ultérieure ; mais Julien Dray, le porte-parole du PS, l'a levé vendredi dernier, en annonçant que la candidate socialiste serait sur TF1 le 19 février. Soit en pleines vacances scolaires, ce qui risque de se répercuter sur l'audimat.
...
Le concept de l'émission devrait y contribuer : le candidat ne connaît pas les questions du panel et, s'il est libre de se déplacer dans les travées, il ne peut choisir ni ses interlocuteurs, ni le sujet traité. Patrick Poivre d'Arvor, auquel a été dévolu le rôle de modérateur, a reçu la consigne de rester le plus en retrait possible, pour privilégier l'échange direct.
Le spectacle est donc assuré, mais rien ne garantit que Nicolas Sarkozy en sorte gagnant. Le précédent fameux du débat sur l'Europe, organisé en avril 2005 entre Jacques Chirac et un panel de 80 jeunes, illustre les difficultés de l'exercice. Il a rassemblé près de 7,4 millions de téléspectateurs ; mais, en avouant « ne pas comprendre » les attentes de ses interlocuteurs, le chef de l'État a fourni des arguments au camp du non au référendum constitutionnel.
Lire tout l'article (http://www.lefigaro.fr/election-2007/20070205.WCP000000406_nicolas_sarkozy_premier_invi te_des_grands_debats_televises.html)
Bonnes réflexions.
A quoi ressemblerait Ségolène avec les cheveux et les lunettes de Michèle Alliot-Marie ?
C'est le défi de cette image :
J'ai eu un problème technique pour poster sur le forum, ce qui explique mon retard pour poster cette news qui date d'une semaine.
Ségolène Royal a lancé son programme. En voici le contenu :
Les cent propositions du "pacte présidentiel" de Ségolène Royal
LEMONDE | 11.02.07
voici le "pacte présidentiel" de Ségolène Royal (publié sur le site Internet Désirs d'avenir) présenté dimanche 11 février à Villepinte.
Présentation
"Ce que vous m'avez dit, je l'ai entendu. Ce que je savais, vous l'avez confirmé. Aujourd'hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J'ai reçu par Internet 135 000 contributions. J'ai écouté les partenaires sociaux, j'ai rencontré les associations, j'ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.
J'ai souhaité ce travail d'écoute et de confrontation des idées. J'ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l'on rédige dans l'ombre des programmes aussi vite oubliés qu'ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.
Ce Pacte présidentiel, c'est ensemble que nous le mettrons en œuvre.
Plus juste, la France sera plus forte.
Ségolène ROYAL"
...
Lire tout l'article
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-866123,0.html
Et rien sur Bayrou ? :rolleyes: Vendu ^^
Attends, ça va venir. Il remonte bien dans les sondages, et lui au moins, il a de vraies idées, qui ne sont pas prises sur un coup de tête.
Le "troisième homme" pourrait bien nous surprendre. Doucement, mais sûrement.
Ce soir, c'est au tour de Ségolène Royal de se plier à l'exercice des questions des 100 français représentatifs, lors de l'émission de Poivre d'Arvor J'ai une question à vous poser.
Nicolas Sarkozy était passé à la moulinette en premier, suivi la semaine de dernière par Le Pen, Buffet et Besançenot.
La semaine prochaine, je crois que c'est au tour de François Bayrou.
Tout d'abord, je regrette de n'avoir pas réagi par écrit sur les interventions des précédents candidats, pour respecter la parité. Je m'en excuse.
Après la prestation de notre amie Ségolène hier soir, je dois avouer que j'ai été agréablement surpris. Elle s'en est pas trop mal tirée. Souriante, pas destabilisée, et confiante. Par ailleurs, d'un point de vue communication, elle ne s'est pas retranchée, utilisant le pupitre comme un bouclier contre les attaques des Français. Un bon point qu'on ne peut pas donner notamment à Nicolas Sarkozy.
Mais en dehors de ça, bien qu'elle ait avancé bon nombre de mesures qui penchent plus du côté du rêve que de la faisabilité et de la circonspection, elle ne s'est quasiment pas avancée sur les moyens, malgré des questions sur ce sujet à plusieurs reprises "qui paie ?" ont demandé 2 personnes.
Pour le sport, j'ai pris quelques notes et j'ai noté textuellement :
"Je revaloriserai les retraites". Pourquoi pas, les retraites ne sont plus ce qu'elles étaient, autant essayer d'améliorer le quotidien des retraités. Mais on a déjà du mal à financer les retraites actuelles, qui ne sont déjà pas la panacée, je ne sais pas comment on peut les augmenter, sachant que le nombre de cotisants ne va pas exploser d'un coup. Revaloriser les retraites, ok, mais on ne sait pas vraiment comment ni surtout avec quoi. "A partir de la relance de la croissance, avec un projet global et cohérent" nous dit-elle. Un projet global et cohérent, c'est bien, c'est important, c'est nécessaire, et c'est judicieux. Encore faut-il qu'il soit aussi réalisable, élément sur lequel je suis plus dubitatif.
Elle veut "relancer la machine économique" (bien ! ça part d'un bon sentiment) "... en investissant dans la formation professionnelle". On ne sait pas vraiment comment non plus. "En étant cohérent" répond-elle textuellement (!). La cohérence, c'est bien, mais ça n'a jamais fait sortir des fonds. Quand la dette de l'Etat est déjà importante, on se pose des questions. "Relancer la machine économique en investissant dans la formation professionnelle", n'est-ce pas mettre la charue avant les boeufs ?
"La France a besoin d'un changement profond. Il y a des idées nouvelles". Dans sa phrase, elle s'arrête là ! On aurait bien aimé savoir lesquelles...
"Nous revaloriserons les pensions de réversion". Même remarque que sur les retraites.
"Comment vous pensez financer le SMIC à 1.500 euros ?" demande un Français pragmatique. "Je vais être très précise" Ah ! me di-je. Dommage, j'ai été trop naïf, elle n'a pas répondu à la question et est restée vague :-s
Comme la forme de l'émission ne repose pas sur l'organisation du débat par le journaliste, PPDA ne relève pas que la réponse à la question n'a pas été donnée, puisque ce n'est pas son rôle. Un Yves Calvi aurait été de bon secours.
"Déficit extérieur de 30 milliards = 1 milion d'emplois".
"Qui va payer sans creuser d'avantage la dette, comment toutes ces mesures vont se financer ?" relance un autre téléspectateur. "Par la formation professionnelle". Les messages forts sont bien rôdés, la tautologie l'est moins. "Je pense que la France a les moyens" : on aurait bien aimé savoir lesquels. Quand Ségo voit un feu au loin, elle ne se demande pas combien il faut de bois pour l'entretenir. Par contre, elle promet que ça va carburer.
Enfin, en fin d'émission, une question provocatrice sur les politiques sur leur nuage "allez-vous faire évoluer les 'golden politiques' ?" jeu de mot subtile, et question applaudie par l'audience.
Au final, elle n'a pas répondu concernant le chiffrage de ses réformes, évoquant simplement la relance de la croissance économique.
Point faible pour son parti : Mme Royal met tout de même 2 heures à dire qu'elle est socialiste. Lors de ses voeux aux français, elle n'avait pas utilisé le mot une seule fois. Boulette que la presse lui avait alors reproché.
En bref, des idées il y en a, un peu démago sur les bords (mais là elle a un point commun avec son concurrent Sarkozy, disant l'un comme l'autre oui à presque tout) mais quand il s'agit du concrêt notamment sur les questions qui démangent comme où trouver le pognon ?, on peut toujours se gratter...
DenADorn
21/02/2007, 19h44
D'un point de vue communication, j'ai trouvé qu'elle avait été prof de fac dans une autre vie.
Vous imaginez une prof sympa qui, avant les examens, accèpte d'aider les élèves en difficultés. Les élèves posent des questions pour éclaircir ce qu'ils n'ont pas compris, et la prof leur répond en se référant au cours (le pacte présidentiel), et à ce qu'elle a évoqué dans les cours précédents.
Elle faisait presque en permanence référence à son pacte présidentiel et à ce qu'elle avait dit auparavant. Le nombre de fois où elle a dit "j'ai dit" ou "dans mon pacte présidentiel" doit être assez impressionnant.
C'est vrai, il y avait un côté référence au pacte présidentiel. Comme tu dis, un peu prof de fac "achetez mon bouquin, tout est dedans" ;-)
M. Bayrou présente un programme social-libéral
LE MONDE | 23.02.07
La "social-économie". De même qu'il veut rassembler, sur le plan politique, le "meilleur" de la droite et de la gauche, François Bayrou, candidat de l'UDF à l'élection présidentielle, entend marier, dans son projet économique, le progrès social et la liberté d'entreprendre.
Inspiré par des économistes libéraux, tempéré par des experts issus des cercles rocardiens et deloristes, son programme économique prend ses distances avec "ceux qui considèrent la compétition et le marché comme des horizons indépassables" tout autant qu'avec "ceux pour qui l'entreprise reste suspecte et le profit malsain".
Entouré de Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit lyonnais, Christian Saint-Etienne, professeur à l'université Paris-Dauphine et membre du Conseil d'analyse économique, Jean-Claude Casanova, économiste et directeur de la revue Commentaire, ainsi que de Charles-Amédée de Courson, secrétaire de la commission des finances de l'Assemblée nationale et Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, M. Bayrou a présenté, vendredi 23 février, sa vision d'"un modèle républicain français qui accepte la modernité, connaît les défis de la mondialisation, choisit de les relever dans le cadre national et dans le cadre européen".
...
Lire la suite (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-875401@51-825418,0.html)
Le projet à «coût zéro» de François Bayrou
LIBERATION.FR : vendredi 23 février 2007
21 milliards de dépenses nouvelles d'un côté, et 21 milliards d'économies de l'autre, assure-t-il • La réforme des retraites serait soumise à référendum • Les exonérations de charges seraient concentrées sur les PME •
Un projet à coût zéro: c’est ce qu’a présenté vendredi en fin de matinée François Bayrou. Déclinant le volet économique et social de son programme présidentiel lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel parisien, il a assuré: «Le coût de mon projet est de 21 milliards d'euros de dépenses nouvelles» et «21 milliards d'économies».
Le candidat UDF à l'élection présidentielle, actuellement en forme dans les sondages, a aussi précisé qu'il n'y aurait «aucune augmentation des prélèvements obligatoires». «Le projet de la social économie répond à une exigence, celle de la vérité, et un objectif: retrouver l'équilibre de nos finances publiques, a-t-il expliqué. C'est pourquoi (...) je ne ferai aucune promesse qui ne soit pas entièrement financée par une économie correspondante».
Lire la suite (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/237038.FR.php)
Après le dernier épisode de la saga "J'ai une question à vous poser", je vous livre quelques commentaires sur ce qui a été dit lundi soir, optant cette fois-ci pour la facilité des commentaires plus personnels, et donc moins objectifs.
Globalement, j'ai plutôt bien apprécié sa prestation. Même si le début était un peu tendu (les questions aussi, il faut bien "chauffer la salle"), j'ai trouvé que le débat est rapidement devenu constructif.
Il connaît plutôt bien son sujet ne fait pas de phrase du genre "des études ont été faites" sans s'en assurer, et bien qu'il soit un homme de lettres de formation (aggrégé de lettres classiques), d'un point de vue chiffres il a plutôt bien creusé la question.
Il a de l'humour "mon gouvernement de gauche, ce n'est pas l'auberge espagnole. Des gens de droite comme de gauche peuvent venir, avec leurs idées, leur point de vue, mais il faut au préalable qu'on soit d'accord sur un certain nombre de valeurs" (citation approximative).
Il sait dire non (pas favorable à l'adhésion de la Turquie dans l'Europe car "plus l'Europe est élargie, moins elle est forte". En revanche, je ne crois pas en avoir relevé d'autres. Par ailleurs, il répond aux questions et ne noie pas le poisson, même si d'autre arrivent à le faire avec habileté.
Plutôt pragmatique, il se dit prêt à prendre des décisions, non pas parce qu'elle sont confortables, mais parce qu'elles sont bonnes pour la France. C'est un principe qui sur le fond me plait assez. "oui, je suis prêt à prendre des décisions impopulaires".
Il n'a pas l'aggressivité potentielle de sa consoeur (qui par ailleurs a su se maîtriser lors de sa prestation). Au delà, il affiche un certain sang froid et n'a pas l'air du genre à s'enflammer facilement (ce qui n'est pas spécialement le cas de SR et de NS), ce qui est, je pense, plutôt une qualité chez un chef d'Etat. En revanche, on peut lui reprocher un manque de dynamisme.
Bien qu'il ait un cursus diplomatique et politique conséquent, il semble relativement proche du peuple.
Il lit un bouquin par jour et passe 3 heures sur Internet chaque jour, en plus de ses fonctions publiques, ce qui me laisse penser qu'il ne se laisse pas dépasser par la charge de travail. C'est plutôt rassurant pour un chef d'Etat qui ne va pas toucher terre pendant 5 ans.
Quelques idées pour stimuler l'économie :
- créer un "small business act" à la française, destiné à encourager la création de petite entreprise. Aux Etats-Unis, cette loi existe depuis 1954.
- la création de 2 emplois sans charge (hormis les cotisations retraite) pendant 5 ans, pour toute entreprise.
Il aimerait que l'Etat s'impose le respect des règles qu'il impose aux autres (en l'occurence aux entreprises), sur les délais de paiement.
Une de ses forces pour gouverner le pays est selon moi son sens du budget et de l'équilibre financier. A ce titre il souhaite faire inscrire dans la constitution l'interdiction pour le gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement (il s'agit des dépenses courantes, pas des investissements tels qu'une école, un hopital, etc.). En témoigne par ailleurs sa volonté de réduire les dépenses : "je ne ferai aucune promesse qui ne soit pas entièrement financée par une économie correspondant". En gros, le coût de ses mesures est évalué à 21 milliards d'euros, financé par 21 milliards d'euros d'économies (dans les domaines suivants : réduction des exonérations de charges, le plafonnement des niches fiscales, les économies liées à la modernisation de l’Etat et celles provenant des collectivités locales). Je crois qu'il est le seul candidat à avoir chiffré publiquement ses mesures.
Il est le seul à souligner, et à mettre un point d'honneur sur la réduction de la dette publique de 1.200 milliards d'euros selon ses dires (de l'ordre de 1.000 à 1.200 milliards dans la presse selon les sources diverses constatées par mes soins).
En tant que financier, son sens des finances publiques est un bon point que j'apprécie. Certains me diront, ça ne fait pas tout. Certes.
C'est donc un "troisième homme" qui semble avoir réussi son oral, tout en remontant doucement mais sûrement dans les sondages, notamment auprès de l'électorat enseignant, traditionnellement de gauche.
Finalement, y'aura peut-être un peu de piquant dans cette campagne ^^
Merci pour ton feed-back !
tontonio
01/03/2007, 10h44
Je n'ai pas vu toute la prestation de François Bayrou, juste une petite partie.
Je suis d'accord avec Ed : un fond très intéressant, une forme qui peut encore s'améliorer.
J'adhère complètement avec son principe d'équilibrage du budget de l'Etat et son programme de réduction de la dette. C'est tout de même aberrant de faire porter sur les générations futures un tel poids ! Avec une gestion plus saine du budget, l'Etat va pouvoir investir de façon plus utile, ce qui ne peut que contribuer à la bonne santé du pays.
Je regrette en revanche, mais cela s'applique aussi à Royal et Sarkozy, que les questions fodamentales d'environnement (qui pour moi devraient être le préambule de toute réflexion politique) soient passées à la trappe.
Idem pour l'international et la place que l'on souhaite pour notre pays, voir même pour l'Europe. Pour des candidats à la présidence, dont l'un (ou l'une) d'entre eux sera notre représentant sur la scène mondiale, c'est assez déplorable.
... les questions fodamentales d'environnement (qui pour moi devraient être le préambule de toute réflexion politique)...
Idem pour l'international et la place que l'on souhaite pour notre pays, voir même pour l'Europe. Pour des candidats à la présidence, dont l'un (ou l'une) d'entre eux sera notre représentant sur la scène mondiale, c'est assez déplorable.
Qu'une réflexion politique soit menée dans le cadre d'une approche environnementale, je trouve ça souhaitable. Que les questions d'environnement soient le préambule de toute réfléxion politique, je trouve ça excessif, dans le sens où pour moi, ça ne passe pas avant. Ca ne peut pas passer après, parce que c'est prendre le risque de devoir revenir sur ses décisions. Pour moi, ces questions doivent être considérées concomitament.
Sur tes commentaires sur l'Europe, ou l'échiquier mondial, je suis complètement d'accord. On va élire notre président, qui à son tour nommera le premier ministre pour conduire la politique de la nation en interne, mais il faut aussi avoir à l'esprit que celui qui sera élu sera celui ou celle qui nous représentera à l'étranger. Personnellement, je n'ai pas envie d'avoir un guignol pour jouer ce rôle. Et certains, ou certaines, n'ont vraiment pas la carrure.
Bayrou semble n'être ni à gauche ni à droite, chose qui est largement contestée des 2 côtés, et prône la "social-économie" concept dont il est le créateur et le défenseur.
Certains ne l'entendent pas de la même oreille que François Bayrou, à commencer par Ségolène Royal :
Le juste milieu conduit à l'inaction et à l'impossibilité de choisir et de trancher. Source : Meeting à Mont-de-Marsan.
Ceux qui imaginent que Bayrou pourrait franchir le premier tour se mettent les doigts dans le nez, c'est une histoire à dormir debout. Source : Point presse du PS.
Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il faut baisser le chômage, il faut réduire les déficits, il faut augmenter le pouvoir d'achat. Je n'ai toujours pas compris comment il fait pour faire ça. Source : LCI.
Je l'ai trouvé terriblement ambigu. (…) On voit bien que cette espèce de discours ni gauche ni droite mène complètement à l'impasse. Source : RTL.
Ce que propose François Bayrou, on l'a parfaitement connu, c'était la IVème République, des majorités d'idées, Edgar Faure, on met un peu de gauche, un peu de droite. Ca a conduit à quoi ? A l'impuissance. Source : RMC
Dans cette campagne il y a deux modalités de droite : la modalité sarkozyenne - M. Sarkozy dit 'avec moi tout est possible' - et M. Bayrou qui dit 'avec moi tout est impossible, puisqu'il n'y a pas d'argent, il n'y a rien, etc.' - et les gens s'exclament en disant 'quel courage !'. Source : France Inter
A la différence près que Bayrou pense financer ses mesures par des économies, puisqu'il en trouverait 21 milliards d'euros possibles.
Bayrou se défend en disant :
Entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, il y a un point commun, c'est la volonté de nous abattre. Les injures pleuvent, mais ces attaques sont normales, elles sont une reconnaissance. Source : Meeting à Metz.
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Je viens de regarder Ségolène Royal interviewée sur TF1. J'ai retenu une phrase qui me fait bondir, je ne peux pas m'empêcher de vous en faire part.
PPDA l'interroge sur son avis sur la proposition de Bayrou concernant la possibilité pour toute entreprise de créer 2 emplois sans charges pendant 5 ans. Elle répond que 2 emplois par entreprise, "ça ne va pas bien loin" et que les grosses entreprises qui font des bénéfices ont "les moyens de les payer". Alors là, ça me fait bondir. Ne sait-elle pas que 1,5 milions d'entreprises en France n'ont aucun salarié, et qu'encore 1 million en ont moins de 10, sur en gros 3 millions d'entreprises en tout. Contrairement à ce qu'une partie des gens pensent, les entreprises dont on voit le nom tous les jours dans les journaux sont loin de représenter la majorité des emplois en France. Je savais que Buffet, Besançenot, Laguiller avaient du mal à l'accepter, mais je tombe des nues de voir que Royal l'ignore. Pour un candidat à l'élection présidentielle, je trouve ça vraiment lamentable. Dire ça au JT de TF1, journal le plus regardé par les français à une heure de grande écoute, franchement les bras m'en tombent.
Mes chiffres sont approximatifs, mais je ne pense pas me tromper de beaucoup.
tontonio
14/03/2007, 09h40
Bien d'accord avec Ed.
Je rajouterai pour ma part que sa réponse illustre bien le côté obscur (hu hu hu) de la politique. Plutôt que de juger de façon impartiale une idée - qui perso me semble excellente - elle préfère la critiquer d'office car elle vient d'un autre bord politique que le sien. Ridicule et néfaste pour la nation.
Je ne suis pas encore sûr de mon choix pour le premier tour, mais je sais avec certitude qu'il ne se portera pas sur S.Royal.
A 34 jours du premier tour de l'élection présidentielle, la liste des candidats est clôturée. Il y en a 12, c'est autant de candidats qu'en 1995, 4 de moins qu'en 2002, mais il y a 4 femmes : un record, avec notamment Laguiller qui renpile pour la sixième fois.
Remarque toute personnelle : Bové a fait tout un foin en disant qu'il était difficile d'obtenir les signatures, et a laissé planer le doute jusqu'au bout. Résultat, les journaux, les journalistes à la télé, précisent tous que José Bové est candidat. Parfois, son nom fait même partie du titre. Je pense que c'était son seul but (pour faire du foin, forcément quand on est "paysan" comme il dit). Habile, mais ça ne trompe pas tant que ça non plus.
La campagne va donc s'accélérer à partir d'aujourd'hui, et je profite de l'occasion pour vous donner un lien vers les citations des hommes politiques. Si vous manquez de temps pour suivre l'actualité politique, un rapide coup d'oeil peut presque s'y substituer.
C'est actualisé chaque jour.
Les petites phrases de la campagne (http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_/20061205.OBS1573/les_petites_phrases_de_la_campagne.html)
Petite sélection :
Jean-Marie Le Pen, candidat du FN : "Je suis l'incarnation de la Nation française, l'incarnation du peuple français" (Déclaration à la presse)
Il ne manque pas d'air.
Nicolas Sarkozy, candidat UMP : "Je ne suis pas Le Pen, mais s'il y en a un qui peut le faire reculer, je pense que chacun est d'accord que c'est moi" (Déclaration sur Skyrock)
Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français (RCF), appelant à voter pour François Bayrou : "J'appelle ceux et celles qui m'ont fait confiance à voter pour le seul candidat qui ait un vrai boulot".
:-D
Julien Dray, porte-parole du PS : "Les socialistes, c'est la tête à claque idéale, surtout pour les gauchistes". (RFO)
:eek:
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, annonçant qu'il n'a pas recueilli ses parrainages : "C'est la première fois depuis la fondation de la Vè République, qu'il n'y aura pas de candidat gaulliste à l'élection présidentielle". (Déclaration)
Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle : "On parle de l'élection de la présidence de la République, et ce n'est pas une question de sourire, celui de Mme Royal ou du tracteur celui de M. Bayrou. On parle de celui ou celle qui aura à conduire la cinquième nation du monde". (France 3)
Et enfin, je n'ai pas l'auteur, mais j'ai vu le titre en gros dans un canard : "Ségolène Royal, c'est l'incarnation du combat et de la vengeance déguisée en super-maman".
Eric Besson, député démissionnaire du PS: "A partir du moment où je ne vote pas pour Ségolène Royal, j'assume pleinement l'hypothèse de voir Sarkozy ou Bayrou diriger la France. Pardon de vous choquer mais ils me paraissent aujourd'hui plus qualifiés." (nouvelobs.com)
C'est un socialiste qui parle :-D
Les élections, c'est dans moins de 15 jours. Si vous ne savez pas pour qui voter, ou pour confirmer vos choix et vos convictions, je vous propose de faire ce petit test :
http://www.journaldunet.com/economie/questionnaire/fiche/3416/
tontonio
10/04/2007, 21h12
Pas mal du tout ce test !
En ce qui me concerne, ça confirme assez mes choix, par ordre de priorité pour les 2 premiers.
Plus ludique, un test d'affinités culturelles avec les candidats :
http://www.pointscommuns.com/jeudescandidats
Les résultats sont tombés, vous pouvez les consulter dans le détail sur le site des Echos (http://elections.lesechos.fr/elections2007/presidentielle/flash/fr/2007/index1.html).
Au niveau national :
Nicolas Sarkozy - 31,11%
Ségolène Royal - 25,84%
En quelques mots, on peut retenir une participation des Français sans précédent depuis 30 ans avec seulement 15% d'abstention. Les politiques de tout bord s'accordent à dire qu'il s'agit d'une belle leçon de démocratie puisque ça prouve que les Français se sont intéressés à la campagne et se sont mobilisés.
D'un point de vue personnel, je suis assez déçu par un tel écart entre Royal et Bayrou (plus de 7 points), donnant un résultat qui finalement revient à l'éternel clivage gauche-droite.
La partie ne paraît donc gagnée pour personne, et dans les 15 prochains jours, les électeurs de Bayrou devraient être largement convoités, et les déclarations du candidat attendues.
Voynet et Buffet appellent à voter Royal au second tour. Sans aller jusqu'à dire qu'il porte Ségolène dans son coeur, Bové appelle à "battre Sarkozy". Même Laguiller qui ne l'a jamais fait depuis 30 ans a appelé à voter pour Royal. On entend parler du "tout sauf Sarkozy".
De Villiers n'a pas voulu se prononcer sur ce qu'il pourrait inviter ses électeurs à voter, disant qu'il n'en est pas propriétaire. Le Pen ne s'est pas encore prononcé, disant qu'il se réservait pour ces 15 prochains jours, et constant que les français se complaisaient dans la situation actuelle en votant massivement pour les 2 leaders gauche-droite.
Nul doute que les prochains jours devraient être alimenté par des déclarations et des débats. Mais il s'agit de ne pas brouiller les pistes et les messages pour les législatives qui se profilent à l'horizon...
Je n'ai pas précisé que paradoxalement on n'entend pas parler dans les media du "tout sauf Royal". En revanche sur le fond, j'en ai entendu parler parmi certains électeurs.
Globalement au final sur ce premier tour, pour résumer, on est un peu passé du principe "au premier tour on choisit, au deuxième on élimine" au principe "il faut assurer dès le premier tour la victoire au second". En gros c'est un condensé en 2 lignes de la "peur d'un 21 avril" et du "vote utile" qui ont largement désservit les "petits" candidats et favorisé des scores impressionnants pour les 2 finalistes.
Une petite citation pour la route : Bernard Tapie, ancien ministre de François Mitterrand: "Pour que Ségolène gagne, il faut que les gens de Besancenot et les gens de Bayrou soient sur elle. Ce grand écart-là est impossible à faire. Elle sera obligée de faire cocus ou les uns ou les autres, ou les deux, et à mon avis ce sera les deux, car elle fera un mi-chèvre, mi-chou qui fera que ni les électeurs de Bayrou, ni les électeurs de Besancenot se retrouveront". (A la sortie d'une rencontre au siège de l'UMP)
tontonio
25/04/2007, 17h27
Sacré bernard, parce que l'écarte entre les électeurs du FN et ceux de Bayrou est possible à combler ? :confused:
Perso, j'envisage sérieusement de voter blanc, ce qui serait pour moi une première.
C'est une possibilité que je n'ai pas envisagée. Voter blanc c'est contre ma nature étant donné sa prise en compte.
Petit tour d'horizon :
Nicolas Sarkozy: "On n'a jamais vu une finale de la coupe du monde se jouer entre le 1er et le 3è" (Déclaration sur Canal+, dimanche 29 avril)
Michèle Alliot-Marie, ministre UMP de la Défense, à propos de Ségolène Royal: la France "n'a pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupes" (Meeting de Nicolas Sarkozy, dimanche 29 avril)
Ségolène Royal: Dominique Strauss-Kahn "pourrait être un très bon Premier ministre, si tel est mon choix" (Le Monde)
Si tel n'est pas son choix, ce serait un mauvais ? :confused:
Le Pen s'est prononcé :
Le chef de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, appelle les 3,8 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle à « s'abstenir massivement » lors du second tour, dimanche.
« Nous ne devons prendre aucune responsabilité dans le choix » du second tour, a-t-il lancé à plusieurs milliers de ses partisans rassemblés à la Place de l'Opéra, à Paris.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/05/01/004-lepen_presidentielle.shtml
Je trouve assez surprenant d'entendre dire de la part d'un chef de parti qui fait de la politique depuis des décénies que s'abstenir de voter c'est ne prendre aucune responsabilité dans le choix. Voter, c'est intervenir, ne pas voter, c'est endosser une part de responsabilité de l'échec de celui pour lequel on n'a pas voté, et donc du succès de l'autre.
tontonio
01/05/2007, 16h06
D'un autre côté, c'est de Le Pen dont on parle...
Par contre je ne suis pas d'accord avec la fin de ta phrase Ed. Perso j'envisage toujours de voter blanc, et je ne compte me sentir "coupable" de l'élection d'un des candidats parce que je n'aurai pas voter pour l'autre... mais dans tous les cas, je me déplace pour voter.
Je n'ai pas dit qu'il fallait se sentir coupable de voter blanc. Et j'ai d'ailleurs précisé "ne pas voter" et non pas "voter blanc". Personnellement, je préfère quelqu'un qui vote blanc que quelqu'un qui ne vote pas. Mais quoiqu'il en soit, ceux qui votent blanc ou qui ne votent pas ont une action sur ce qui se passe. De la même manière que ceux qui votent génèrent des conséquences sur les résultats. Ce que je veux dire par là, c'est que dans le cadre d'une élection comme dans la vie, quand on fait quelque chose on agit, quand on ne fait rien, on agit de toute façon sur les autres.
En d'autres termes, si ceux qui vont voter blanc décident finalement de voter pour le candidat qui est le moins éloigné de ses convictions (= le moins mauvais), ça peut dans certains cas changer la donne et donc le résultat de celui ou celle qui sera élu. C'est en ce sens que je considère le vote blanc comme ayant des conséquences.
J'ai déjà entendu des phrases du type "ne pas voter pour quelqu'un, c'est donner une voix à son concurrent". Bien que je trouve ça réducteur et pas complètement exact, il y a une part de vrai là dedans.
A titre d'exemple, j'endosse une part de responsabilité de l'échec de Gérard Chivardi, puisque je n'ai pas voté pour lui. Si j'avais voté blanc, j'aurais donc aussi eu une part de responsabilité dans son échec.
Si Nicolas Sarkozy est élu avec 50,01% des voix et que tu as voté blanc, tu as une part de reponsablitié dans la non-élection de Ségolène Royal puisque tu ne n'as pas voté pour elle et donc que tu ne l'as pas favorisée. Par conséquent, tu as une part de responsabilité dans le succès de Nicolas Sarkozy puisque tu n'as pas contribué à faire élire Ségolène Royal. C'est une responsabilité indirecte, certes, mais responsabilité quand même. Non ?
Bon, on pourrait en parler longuement, je m'arrête là. Le débat du vote blanc et de sa prise en considération dans le scrutin est un sujet explosif, qui ne manque jamais de faire réagir les gens. Aujourd'hui, à tort ou à raison, il n'est pas pris en compte. Système pervers qui amène malheureusement à voter l'un pour ne pas faire élire l'autre (vote barrage). Ce qui est relativement récent dans la politique française.
DenADorn
02/05/2007, 18h51
Je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis Ed.
Tu mélanges conséquences et responsabilités. L'acte de voter (que ça soit blanc ou autre) ou de ne pas voter ont des conséquences. Mais ça n'est pas pour autant qu'on est responsable du choix des autres.
Un battement d'ailes de papillon en californie peut provoquer une tornade au japon. C'est une conséquence. Mais en aucun cas le papillon est responsable de la tornade.
Par contre, je suis d'accord avec toi sur le fait que l'inaction est une action.
Je ne vois pas vraiment sur quel point nos avis divergent. Petite précision, je parle de part de responsabilité et non pas de responsabilité tout court. Ce qui pour moi est une nuance. On ne peut pas porter seul toute la misère du monde sur ses épaules.
Définition du Petit Robert de responsable : Qui doit accepter et subir les conséquences de ses actes.
Même quand on vote blanc, on doit subir le résultat des élections, au même titre que quand on vote pour quelqu'un.
tontonio
03/05/2007, 20h01
Bon alors, pas de réaction sur le débat d'hier soir à la télé ?
Pour ma part je l'ai trouvé très intéressant, on a bien (re)vu les différences entre les deux candidats, tant sur le fond que sur la forme. Pas de surprises dans les programmes en revanche, même si on pourra noter les perches tendues vers l'électorat centriste.
J'ai trouvé Ségo particulièrement odieuse : aggressive - mais quoi de plus normal pour le challenger - et assez peu à l'écoute. Ses réponses restaient dans un flou artistique. flou qu'elle aurait du d'ailleurs garder avant de sortir n'importe quoi sur le nucléaire (il suffit de lire sa facture d'électricité, c'est marqué dessus...).
Sarko pas mieux sur le sujet. Il a tenté de bluffer avec 50% mais c'est du portenawouak. En revanche il est apparu plus calme, voir presque trop : ses "c'est pas gentil de dire ça" semblent un peu obséquieux... Par contre bonne connaissance de ses dossiers, mais là on ne découvre rien.
J'ai lu sur d'autres forums des socialistes se féliciter de la hargne de Ségolène Royal : on s'attendait à ce qu'elle se fasse bouffer et au final elle a su montrer les crocs. Bon ok c'est vrai, mais c'est pas sous prétexte qu'elle ne s'est pas faite défoncée que je vais voter pour elle. Je reste sur une image qui ne colle pas trop à la fonction de résident de la République. Pour revenir sur son flou politique, je salue au passage sa prestation sur la taxe sur les produits boursiers. Quoi ? Comment ? Combien ? --> Pas de réponse. Un bel exemple de nawouak.
Au final donc je trouve que l'échange tourne plutôt à la faveur de Sarkozy, mais sans pour autant me convaincre totalement de voter pour lui. Le vote blanc me tente toujours. vivement dimanche qu'on en finisse ^^
DenADorn
03/05/2007, 21h10
Là où nos avis diverge, c'est que nous n'avons pas la même vision des conséquences.
Pour moi, quand quelqu'un vote blanc, la conséquence de son geste c'est qu'il ne favorise aucun candidat. Il n'est pas responsable du résultat.
Quand quelqu'un vote pour une personne, la conséquence de son geste c'est qu'il favorise un candidat. Il est responsable de la possible élection de la personne pour laquelle il a voté. Et sa responsabilité s'arrête là.
Pour toi, quand quelqu'un vote blanc, la conséquence de son acte c'est la réussite du vainqueur, et l'échec des perdants. Il est responsable du résultat de tous les participants.
Quand quelqu'un vote pour un candidat, la conséquence de son acte c'est la réussite du vainqueur, et l'échec des perdants. Il est responsable du résultat de tous les participants. Comme pour le vote blanc.
À moins d'avoir mal compris ton point de vue, c'est là que nous divergeons.
Sur l'histoire de la taxe sur les produits boursiers, elle sera "à la hauteur de ce qui sera nécessaire pour la justice sociale" ce qui est effectivement d'une précision déconcertante pour un débat final.
Globalement sur la forme, d'un point de vue personnel, j'ai été agréablement surpris par Ségolène Royal et un peu déçu par Nicolas Sarkozy. Je m'attendais à un écart plus important. Alors que Sarkozy est un habitué du meeting, un tribun, un habitué du débat politique, je l'ai trouvé légèrement déstabilisé par son adversaire. Probablement par le fait que c'est une femme et que quoi qu'il en dise, ça n'est pas si évident, car pas si habituel. En revanche, Ségolène Royal, moins habituée par cette discipline, qui à mes yeux a une technique de communication largement critiquable, notamment au début de sa campagne, manquant d'assurance, de conviction, je trouve qu'elle a beaucoup évolué sur ces points et que justement elle en a marqué hier, sur la forme. Beaucoup plus convainquante, sûre d'elle. Mais elle s'enflamme très vite, ce qui n'est pas rassurant pour diriger un pays qui a pour habitude de descendre dans la rue pour un oui ou un non, et qui a cette réputation dans le monde entier.
Sur le fond, libre à chacun de se forger sa propre opinion, mais j'ai aussi trouvé que Royal restait dans le flou, que son attitude était accusatrice plutôt que de chercher à valoriser son projet et ses idées. Ce n'est pas la technique que je préfère en politique. Son agressivité ne m'a pas rassuré. Elle était à 2 doigts de sauter sur la table. Enfin, elle défie les électeurs d'avoir de l'audace en l'élisant. A mon sens on ne peut pas raisonnablement baser son vote sur la seule audace. Ca n'est pas suffisant. Elle parle beaucoup de ses priorités mais j'ai trop l'impression qu'il y a in fine beaucoup de priorités et je me demande par laquelle elle va commencer. Comme on dit, on ne peut pas être au four et au moulin.
Je n'ai pas aimé son côté professoral et son discours quasi exclusivement basé sur l'attaque (très bien ciblé et bien préparé au passage).
Elle me paraît plus à l'aise et plus convaincante que Sarkozy sur l'environnement.
Sarkozy me parait avoir un projet et des idées plus clairs. Reste à savoir pour chacun si ils sont convainquants. Sur la forme, je n'ai pas aimé son regard fuyant (déstabilisé ?) mais j'ai apprécié son sang froid et son côté serein, malgré sa réputation de bouillonnant.
Au final, je pense que c'est plutôt un avantage pour Sarkozy sur ce débat, animé, bien que j'ai trouvé avec surprise qu'il y avait un certain équilibre dans les forces de l'un et de l'autre, et un débat avec des piques à foison. Sur le fond, pas de boulversement, peu de découvertes. Chacun a remis sur la table ses positions et ses phrases fétiches.
En ce qui me concerne, je me suis de toute façon régalé, et je me réjouis d'une audience de 20 millions de téléspecteurs, ce qui est un record en matière d'audience politique, mais je remarque que statistiquement, peu d'électeurs changent d'avis à l'issue d'un tel débat.
Quelques nouvelles de mon côté. ;-)
D'abord quelques chiffres concernant ma commune.
J'ai participé au bureau de vote dimanche matin pour le premier tour et j'étais agréablement surpris. Tout le monde était très détendu, de bonne humeur, et il y a eu beaucoup de participant. Les gens venaient voter en famille, en prolongeant une promenade par ce beau dimanche ensoleillé. C'était plutôt cool de papoter avec tout le monde... mais c'est vrai que c'est une petite commune avec à peine 450 votants.
Les chiffres :
participation: 92%
Sarko: 45%
Bayrou: 26%
Ségo: 20%
Le Pen : 6%
Puis le reste éparpillé :
...
dont La Poste 9 voix, Voynet 3 voix; Buffet 0; CPNT 1...
Même si la personne pour qui j'ai voté n'est pas présente au second, je voterai "pour" quelqu'un au premier et non pas "contre".
A un moment, il faut être flexible et s'approprier l'un ou l'autre des programmes. Imaginez que tous ceux qui n'ont voté ni Royal ni Sarkozy au premier tour refusent de reporter leur voix vers le candidat le plus proche de leurs idées... Voyez où ça coince? Personne n'aura plus de 50% des suffrages. Il n'y a pas d'élection.
Donc j'ai fait mon choix, après le premier tour, une fois devant le fait accomplit.
Le débat Royal-Bayrou... que dire, je faisais mon repassage et en même temps j'écoutais RMC.
Le débat Royal-Sarkozy, par contre, m'a plus intéressé. D'un côté le calme qui devient colère, de l'autre l'énervé qui a prix son valium.
Mme Royal, je l'aime bien, mais là où elle me plaît moins c'est en disant "aimez vous les uns les autres" après le concert à Charlety, c'est quand elle attaque au sujet des handicapés, c'est quand elle ne souhaite pas entrer dans la guerre des chiffres alors que 20 minutes avant elle balances 3 tonnes de poucentages à son avantage...
M. Sarkozy, c'est un personnage intéressant aussi, qui s'est donné clé en main un statut de "présidentiable". Techniquement, il est probablement meilleur que Mme Royal. Ce qui m'énerve le plus, ce sont les perches qu'il tend à l'extrême droite, c'est vraiment insupportable. Il pourrait peut-être s'en passer, non?
En tout cas, si j'avais pas travaillé le 1er Mai (La France qui se lève les jours feriés ;-)), je serai bien allé au concert de soutient à Ségolène Royal, il faisais beau et il y avait quelques bons musiciens.
A un moment, il faut être flexible et s'approprier l'un ou l'autre des programmes.
Tout à fait d'accord.
Imaginez que tous ceux qui n'ont voté ni Royal ni Sarkozy au premier tour refusent de reporter leur voix vers le candidat le plus proche de leurs idées... Voyez où ça coince? Personne n'aura plus de 50% des suffrages. Il n'y a pas d'élection.
Pas vraiment. A supposer que ceux qui voteront Royal ou Sarkozy avaient aussi voté pour eux au premier tour, et à supposer que ceux qui ont voté pour quelqu'un d'autre refusent de reporter leur voix, le résultat est simple : c'est Sarkozy qui sera élu, les votes blancs et les abstentions n'étant à tort ou à raison pas pris en compte.
c'est quand elle ne souhaite pas entrer dans la guerre des chiffres alors que 20 minutes avant elle balances 3 tonnes de poucentages à son avantage...
Je me suis dit exactement la même chose pendant le débat : c'est pas sarkozy qui s'est lancé dans une grande tirade de chiffres assez indigeste au tout début de son intervention. Un peu de cohérence. Un peu de stabilité morale et intellectuelle ne fait pas de mal. Comme dirait MAM : on n'a pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupes...
Quelques news qui datent du 4 mai :
Ségolène Royal: "J'appelle les électeurs à ne pas se laisser matraquer par les sondages comme depuis des mois". "Moi, je leur demande de venir voter massivement et aussi de se révolter contre cette façon de faire qui consiste à dire que puisque les sondages ont parlé, les urnes ont parlé. Et bien, non : venez massivement aux urnes et venez faire mentir les sondages !". Aux Français, si elle est élue: "Je vais bien m'occuper de vous".
Personellement, je n'aime pas beaucoup ce ton professoral.
Nicolas Sarkozy, candidat UMP à propos des déclarations de Ségolène Royal : "Dans l'histoire de la Ve République, on n'a jamais entendu de propos aussi violents ni aussi menaçants". "Expliquer que, si on ne vote pas pour une candidate, on aura de la violence, c'est ni plus ni moins refuser l'expression démocratique et républicaine. On n'a jamais vu ça, jamais! C'est une forme d'intolérance préoccupante". (Le Parisien)
Pas faux, mais ce n'est pas tout à fait ce qu'elle a dit. Elle a dit que si Sarkozy était élu, il y aurait de la violence. Ca n'est pas la même chose que de dire que si on ne vote pas pour elle, il y aura de la violence.
Pas vraiment. A supposer que ceux qui voteront Royal ou Sarkozy avaient aussi voté pour eux au premier tour, et à supposer que ceux qui ont voté pour quelqu'un d'autre refusent de reporter leur voix, le résultat est simple : c'est Sarkozy qui sera élu, les votes blancs et les abstentions n'étant à tort ou à raison pas pris en compte.
OK. Président "légitime", je voulais dire, donc quelqu'un qui va rassembler au moins 50% des suffrages. C'est moche une république où le chef de l'Etat ne rassemble pas une majorité derrière lui.
Vraiment, pour le deuxième tour, il faut se décider pour l'un ou l'autre des candidats.
Bah oui, c'est moche, mais malheureusement, c'est souvent comme ça. Si on prenait en compte les votes blancs, il y a peu d'élections présidentielles qui pourraient se terminer au 2e tour ;-)
Et bah voilà, ça c'est fait.
Donc dans ma petite commune, au deuxième tour:
abst.: 10%
Mme Royal: 32%
M. Sarkozy: 68%
Pour le détail, on comptait quand même 10 bulletins nuls, contre seulement 1 seul au premier tour...
Et l'équipe gagnante qui part faire la fête toute la nuit au Showcase de Paris... THE CLUB VIP!
Merde j'y ai jamais mis les pieds!
Enfin quand j'arrive devant une boite avec un beau pull de laine torsadé et le sac à dos c'est un peu normal qu'on me laisse pas rentrer...
Ségolène Royal, candidate socialiste malheureuse à l'élection présidentielle: "A droite, la discipline a été sans faille. De mon côté, tous les matins, en ouvrant le journal, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais". (Déclaration à la presse)
Dominique Strauss-Kahn, député socialiste du Val-d'Oise: "Le Parti socialiste, au cours des cinq dernières années, depuis l'échec de 2002, a été incapable de se renouveler. Je pense que François Hollande est le responsable principal". (RMC Info)
Et bah les socialistes ont le moral :eek:
http://www.lesatirique.info/forum/attachment.php?attachmentid=1942&stc=1&d=1179577619
Le détail de la composition du gouvernement Fillon est bien détaillé sur le Nouvel Obs (http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070518.OBS7787/la_compositiondu_gouvernement_fillon.html). Avec en prime une rapide biographie de chacun. Pas mal fait.
Une remarque sur le gouvernement au delà de la quasi-parité homme/femme qui est une première, il n'y que très peu d'énarques.
Bientôt 3 mois qu'il n'y a pas eu une seule réaction sur ce sujet.
Je vous joins un article :
Réformes : le quitte ou double des ministres
FRANÇOIS-XAVIER BOURMAUD.
Publié le 07 août 2007 sur Le Figaro
C'est du jamais vu : le chef de l'État a adressé à chacun de ses ministres une feuille de route. Le bilan sera tiré dans un an.
« VOTREmission, car vous l'avez acceptée, consiste à réussir l'ensemble des réformes qui ont échoué ces trente dernières années». À l'orée de son quinquennat, tel pourrait être le mot d'ordre du chef de l'État à l'ensemble des ministres chargés d'orchestrer le programme présidentiel. À en juger du moins par les objectifs d'ores et déjà assignés à huit d'entre eux dans des feuilles de route à l'allure de lettres de mission impossible. Les ministres doivent par exemple, «atteindre le plein-emploi, augmenter le pouvoir d'achat, réduire la pauvreté, gagner la bataille mondiale de l'intelligence, adapter l'ambition culturelle d'André Malraux au XXIe siècle, gagner la lutte contre la criminalité, défendre l'agriculture française face au reste du monde... »
Sans valeur juridique, ces lettres écrites par l'Élysée et cosignées par François Fillon ont toutefois un « statut politique très clair », explique Xavier Bertrand. Ministre du Travail, porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne, il a, comme ses confrères, hérité d'une mission particulièrement dense. « Ces lettres sont à la fois une officialisation et une mise en perspective. Elles sont la traduction concrète des engagements du président et doivent aider à prendre conscience de la tâche à mener », résume-t-il.
...
Lien vers l'article (http://www.lefigaro.fr/elections-legislatives-2007/20070807.FIG000000174_reformes_le_quitte_ou_double _des_ministres.html)
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